Vous ouvrez un profil LinkedIn, vous cliquez sur une petite icône dans le coin du navigateur, et un numéro de téléphone apparaît. C’est la promesse des extensions Chrome de recherche de numéros, et c’est pour cela que la plupart des commerciaux en ont deux ou trois installées. Le problème, c’est qu’un numéro à l’écran n’est pas une conversation. Certains de ces numéros sont des standards, d’autres appartiennent à l’ancien poste de la personne, d’autres sont hors service depuis un an. Ce guide compare dix extensions sur ce qu’elles révèlent, ce que coûte vraiment un mobile, les risques qu’elles font courir côté LinkedIn et côté RGPD, et un protocole pour les juger sur le seul test qui compte : vous composez, et quelqu’un décroche.
Si vous cherchez plutôt des extensions pour appeler un numéro depuis votre navigateur, et non pour en trouver un, c’est une autre famille d’outils, présentée dans notre guide des extensions Chrome pour appeler depuis le navigateur.
Ce que fait vraiment une extension de recherche de numéros
L’interface se ressemble partout : un panneau latéral par-dessus le profil LinkedIn, un bouton « afficher le numéro » ou « révéler », un compteur de crédits. Derrière, trois mécanismes très différents sont à l’œuvre, et ils expliquent l’essentiel des écarts de qualité que vous constaterez.
Deux conséquences en découlent. D’abord, deux extensions qui se ressemblent peuvent renvoyer des numéros totalement différents pour la même personne, parce qu’elles ne puisent pas à la même source. Ensuite, l’extension compte bien moins que la couverture de sa base dans vos pays et sur vos postes cibles. Un outil excellent sur les managers SaaS américains peut être faible sur les directeurs d’usine en région. Notre carte de la couverture des données téléphoniques par pays montre à quel point elle varie d’un fournisseur à l’autre.
Pourquoi nous les jugeons à l’appel et non au taux de correspondance
Les éditeurs se battent sur le taux de correspondance : la part de profils pour lesquels l’extension renvoie un numéro. C’est un chiffre facile à publier et facile à gonfler, parce qu’il ne dit rien de la suite. Un standard compte comme une correspondance. Un mobile qui appartenait à la personne il y a trois postes compte comme une correspondance. Une ligne résiliée compte comme une correspondance jusqu’à ce que quelqu’un la compose.
Les mesures publiques de ce qui se passe au téléphone montrent pourquoi le type de numéro pèse autant.
L’ordre est le même dans toutes les sources : les mobiles d’abord, les lignes directes ensuite, les standards loin derrière. Une extension qui renvoie moins de numéros, mais surtout des mobiles justes, peut donc produire plus de conversations qu’une autre au taux de correspondance plus élevé, gonflé par des lignes d’entreprise. Notre article ligne directe, mobile ou standard explique comment les distinguer et ce que vaut chaque type au téléphone.
Un numéro trouvé n’est pas un numéro qui décroche : c’est cet écart que tout test d’extension doit mesurer.
Comment tester les extensions vous-même
Pour comparer les extensions honnêtement, chaque outil doit travailler sur les mêmes personnes, les mêmes jours, et chaque numéro doit être composé dans les mêmes conditions. Voici un protocole simple à reproduire sur vos propres comptes.
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Une liste figée :
100 profils LinkedIn choisis à l’avance, identiques pour toutes les extensions, avec une répartition connue des pays, des tailles d’entreprise et des niveaux hiérarchiques. - 02
Mêmes jours, même ordre :
chaque extension passe sur les 100 profils dans les mêmes deux jours, pour qu’aucune ne profite d’une fiche plus fraîche. - 03
Chaque numéro étiqueté :
notez ce que dit l’extension (mobile, direct, entreprise) et ce que dit le plan de numérotation, puis repérez les numéros partagés qui sont en réalité des standards. - 04
Chaque numéro composé :
chaque numéro est appelé aux mêmes créneaux en heure locale, depuis le même numéro appelant, et le résultat est consigné : bonne personne, mauvaise personne, standard, messagerie, hors service. - 05
Le coût relevé :
crédits consommés par profil, y compris les recherches sans résultat, convertis en prix par numéro juste au tarif publié. - 06
Les règles vérifiées :
comportement sur LinkedIn (un profil à la fois ou navigation en masse) et documentation RGPD (lieu de traitement, information des personnes).
Ce que publient les éditeurs
Le tableau ci-dessous rassemble ce que chaque éditeur publie aujourd’hui : c’est ce que vous pouvez comparer avant de lancer votre propre test.
Ce que publient les éditeurs, relevé le 6 novembre 2026 (prix publiés en dollars) :
| Extension | Crédits par mobile | Offre payante d’entrée | Coût d’un mobile (offre d’entrée) | Gratuit | Recherche sans résultat |
|---|---|---|---|---|---|
| Kaspr | 1 crédit téléphone | Starter, 49 $ par licence et par mois en annuel (65 $ sans engagement), 100 crédits téléphone | environ 0,49 $ | 5 crédits téléphone par mois | non facturée |
| Lusha | 5 (8 via sa cascade) | Pro, 69,90 $ par mois, 600 crédits | environ 0,58 $ | 40 crédits par mois (8 numéros) | non facturée |
| Apollo | 8 | Basic, 49 $ par licence et par mois en annuel | environ 0,16 $ | offre gratuite avec quelques mobiles | non facturée |
| Surfe | 1 crédit mobile | Essential, 39 $ par licence et par mois en annuel (49 $ sans engagement), 50 mobiles | environ 0,78 $ | 5 mobiles par mois | non publié |
| ContactOut | non publié | Email + Phone, 99 $ par mois (sources tierces) | non publié | non confirmée (chiffres tiers divergents) | non publié |
| Swordfish | non compté (« illimité », usage raisonnable) | Unlimited Solo, 99 $ par mois | non publié | essai | sans objet |
| Wiza | 1 crédit téléphone (sources tierces) | Starter, 49 $ par utilisateur et par mois, 100 numéros (sources tierces) | non publié | 5 numéros (mensuels ou une seule fois, selon les sources) | non publié |
| LeadIQ | 10 (sources tierces) | non confirmée (chiffres tiers divergents) | non publié | 50 crédits, environ 5 numéros (sources tierces) | non publié |
| Datagma | 30 | Regular, 49 $ par mois (39 $ en annuel), 3 000 crédits | environ 0,49 $ | 100 crédits par mois (3 mobiles) | non facturée |
| Prospeo | 10 | Starter, 49 $ par mois pour 2 000 crédits (sources tierces) | environ 0,25 $ | 100 crédits par mois (10 mobiles) | non facturée |
Le coût d’un mobile est le prix de l’offre divisé par le nombre de mobiles que ses crédits permettent, sur l’offre d’entrée. Il suppose que tous les crédits sont utilisés et que chaque numéro renvoyé est juste, ce qui n’arrive jamais : seul un test par appel donne le vrai coût par numéro juste. Notre comparateur de prix de l’enrichissement téléphonique fait ce calcul pour 18 fournisseurs et vous laisse saisir vos propres taux de réussite et d’erreur.
Les dix extensions, une par une
Chaque fiche ci-dessous résume ce qu’annonce l’éditeur et ce qu’il faut surveiller.
Kaspr
Idéal pour : les petites équipes qui prospectent en France et en Europe et veulent une extension simple sur LinkedIn et Sales Navigator.
Kaspr s’est fait connaître avec les mobiles européens révélés depuis LinkedIn, et appartient à Cognism depuis 2022. Les crédits téléphone forment une réserve à part : 100 par licence et par mois sur Starter, et un crédit téléphone révèle les numéros d’un contact. Aucun crédit n’est consommé quand Kaspr ne trouve rien, et les crédits mensuels de Starter sont reportés. L’offre gratuite donne 5 crédits téléphone par mois, de quoi juger la couverture sur une poignée de vos propres cibles.
Le point à connaître avant de l’installer est réglementaire. Le 5 décembre 2024, la CNIL a infligé à Kaspr une amende de 240 000 euros, notamment pour avoir collecté les coordonnées de membres LinkedIn qui avaient choisi d’en limiter la visibilité, pour ne pas avoir informé les personnes avant 2022 et pour avoir conservé les données trop longtemps. La CNIL a clôturé l’injonction correspondante le 4 mars 2026. Notre page d’intégration Kaspr explique comment envoyer les contacts Kaspr vers un dialer.
Lusha
Idéal pour : les équipes qui vendent en Amérique du Nord et au Royaume-Uni, du commercial seul à l’équipe de taille moyenne, et qui veulent des règles de crédits prévisibles.
L’extension Lusha fonctionne sur LinkedIn, Sales Navigator et les sites d’entreprise. Révéler un numéro coûte 5 crédits, 8 quand Lusha le trouve par sa propre cascade, et rien quand aucun numéro ne revient. L’offre Pro est affichée à 69,90 $ par mois pour 600 crédits, ou 52,45 $ par mois en annuel, et l’offre gratuite donne 40 crédits par mois, soit 8 numéros. Sur les offres mensuelles payantes, les crédits sont reportés jusqu’à deux fois l’allocation.
Lusha documente un programme « Community » dans lequel les membres qui l’acceptent partagent les en-têtes et les signatures de leur messagerie professionnelle en échange de crédits supplémentaires. C’est l’une des sources de ses données. C’est légal quand c’est correctement annoncé, et c’est bon à savoir au moment d’expliquer à un prospect d’où vient son numéro. Voir notre page d’intégration Lusha.
Apollo
Idéal pour : les équipes qui veulent données, séquences et dialer dans un seul abonnement, surtout en Amérique du Nord.
L’extension Apollo s’affiche sur LinkedIn, Gmail et les sites d’entreprise, et ajoute les contacts directement dans les séquences Apollo. Un numéro de mobile coûte 8 crédits, un e-mail 1, et rien n’est facturé quand rien ne revient. Basic coûte 49 $ par licence et par mois en annuel, avec 30 000 crédits par licence et par an. Les crédits sont mis en commun dans l’équipe et ne sont pas reportés d’une période de facturation à l’autre.
Sur le prix d’un mobile, Apollo est l’offre payante d’entrée la moins chère de cette liste, autour de 0,16 $. La couverture hors Amérique du Nord reste la réserve habituelle, que vous constaterez vite sur vos profils français. Apollo vend aussi l’appel dans sa plateforme : nous détaillons ce que ce dialer inclut et où il s’arrête dans Apollo Dialer : limites et prix.
Surfe
Idéal pour : les commerciaux qui vivent dans leur CRM et veulent créer un contact LinkedIn, avec son mobile, dans HubSpot, Salesforce ou Pipedrive en un clic.
Surfe est d’abord un pont entre LinkedIn et le CRM : le panneau latéral crée ou met à jour le contact, le relie à une affaire et peut l’inscrire dans une séquence. La recherche de mobiles fonctionne sur une petite réserve de crédits à part : 5 par mois en gratuit, 50 par mois sur Essential (39 $ par licence et par mois en annuel, 49 $ sans engagement), 100 sur Pro. Les données viennent de plusieurs fournisseurs interrogés à la suite.
Le coût d’un mobile est le plus élevé des offres d’entrée de cette liste, environ 0,78 $ en annuel, parce que l’abonnement paie la synchronisation CRM autant que la donnée. Si votre problème est d’alimenter le CRM sans ressaisie, le compromis se tient ; si vous cherchez surtout du volume de mobiles, regardez ailleurs.
ContactOut
Idéal pour : les recruteurs et les équipes commerciales qui ont besoin d’e-mails personnels et de mobiles dans de nombreux pays, profil par profil.
ContactOut vient du recrutement et se distingue par une large couverture internationale. Ses offres payantes sont présentées comme « illimitées », et des comparatifs tiers citent une offre Email + Phone à 99 $ par mois, moins chère si l’on exclut les données américaines et britanniques. Les mêmes sources mentionnent dans ses conditions d’utilisation un plafond d’usage raisonnable d’environ 1 000 crédits téléphone par compte et par mois, et une limite d’un utilisateur par entreprise sur les offres individuelles. Nous n’avons pas pu confirmer l’offre gratuite actuelle sur les pages de ContactOut, et les comparatifs tiers divergent, de 5 contacts par jour à une quarantaine par mois.
ContactOut renvoie aussi des e-mails personnels. En prospection B2B, un canal personnel demande une prudence particulière : l’objet professionnel de votre appel doit être évident, et la personne doit savoir d’où vient son numéro.
Swordfish
Idéal pour : les gros utilisateurs, souvent recruteurs, qui veulent arrêter de compter les crédits et acceptent une limite d’usage non publiée.
Swordfish vend des révélations de contacts illimitées pour un utilisateur, à partir de 99 $ par mois pour l’offre Solo ; les offres équipe démarrent à 299 $ par mois en annuel. Cet « illimité » est soumis à une politique d’usage raisonnable qui, selon Swordfish, vise les robots, sans chiffre publié. L’essai demande une carte bancaire : notez la date avant le renouvellement.
Sans compteur de crédits, impossible de calculer un coût par mobile à l’avance : divisez l’abonnement par le nombre de mobiles justes réellement composés dans le mois. Pour un recruteur qui révèle des centaines de profils, ce ratio peut être très bas ; pour un usage occasionnel, c’est l’une des options les plus chères.
Wiza
Idéal pour : les équipes qui prospectent depuis Sales Navigator et veulent d’abord des e-mails vérifiés, le téléphone en complément.
Wiza a été conçu pour transformer des recherches Sales Navigator en listes de contacts. Des comparatifs tiers citent une offre gratuite de 20 e-mails vérifiés et 5 numéros, mais divergent sur son renouvellement mensuel, et nous n’avons pas pu trancher sur les pages de Wiza. Ils indiquent aussi que l’export en masse des recherches Sales Navigator a été retiré de l’extension en août 2026, ce qui la limiterait à un profil à la fois ; nous n’avons pas pu lire ce changement sur les pages de Wiza non plus.
La force de Wiza a toujours été la vérification des e-mails. Pour le téléphone, considérez-le comme une seconde source plutôt que comme votre outil principal, tant que vos propres appels ne disent pas le contraire.
LeadIQ
Idéal pour : les équipes de SDR sur Salesforce ou HubSpot qui veulent capturer un contact et l’envoyer dans une séquence depuis LinkedIn.
L’extension LeadIQ capture les contacts de LinkedIn vers le CRM et les outils de séquence. Des sources tierces placent la recherche d’un numéro à 10 crédits contre 1 pour un e-mail, et décrivent une offre gratuite dont la taille change d’un comparatif à l’autre, le plus souvent 50 crédits ; nous n’avons pas pu la confirmer sur la page de prix de LeadIQ. LeadIQ a ajouté un power dialer en bêta en octobre 2026, que nous analysons en anglais dans notre revue du Power Dialer de LeadIQ.
Datagma
Idéal pour : les équipes françaises et européennes qui veulent un prix d’entrée bas et ne payer que les numéros réellement trouvés.
L’extension Datagma traite un profil LinkedIn à la fois. Un mobile coûte 30 crédits contre 1 pour un e-mail, si bien que le nombre de crédits paraît généreux jusqu’à ce qu’on le convertisse : l’offre Regular permet 100 mobiles par mois pour 49 $ (39 $ en annuel). Datagma ne facture qu’en cas de succès, reporte les crédits jusqu’à douze mois sur les offres payantes, et l’offre gratuite donne 100 crédits par mois, soit 3 mobiles.
Prospeo
Idéal pour : les équipes qui partent de l’e-mail et veulent le mobile en complément, avec un budget modeste.
Le centre d’aide de Prospeo confirme 2 000 crédits par licence et par mois sur Starter, 10 crédits par mobile e-mail compris, et aucune facturation sans résultat valide. Le prix de 49 $ par mois vient de comparatifs tiers, la page de prix de Prospeo n’ayant pas pu être lue automatiquement. Les avis divergent sur sa couverture téléphonique : une bonne raison de le tester sur vos propres profils avant de vous engager.
En bonus : Cognism
Cognism a aussi une extension Chrome, mais vendue aux équipes sur contrat annuel, sans prix public. Elle se distingue par ses mobiles européens et par le filtrage des listes d’opposition, et Cognism possède Kaspr. Si votre volume justifie un échange commercial, demandez un essai sur votre propre liste et comparez-la à Kaspr sur les mêmes profils.
Ce que cache le prix du crédit
Deux extensions au même prix mensuel peuvent produire des coûts par conversation très différents. Trois variables font la différence, et aucune n’apparaît sur la page de prix.
Ce qui gonfle le coût réel
- Des crédits facturés sans résultat : certains outils facturent les révélations partielles ou vides, d’autres non. Lisez la page des règles de crédits.
- Des standards vendus comme lignes directes : ils ressemblent à une correspondance et coûtent le même prix, mais mènent rarement à la bonne personne.
- Des crédits qui expirent : des crédits mensuels non reportés transforment une allocation inutilisée en perte sèche.
Ce qui le fait baisser
- Les échecs gratuits : ne payer que les numéros trouvés vous protège sur les segments difficiles.
- Le report des crédits : il permet d’acheter la bonne offre plutôt que celle calibrée pour votre meilleur mois.
- Une seconde source pour les trous seulement : passez d’abord l’outil le moins cher, puis le plus cher sur les profils restés vides.
Si vous avez déjà des exports de plusieurs outils, ne payez pas une troisième fois des contacts que vous possédez : notre fusionneur d’exports combine jusqu’à cinq fichiers, garde le meilleur numéro par personne et montre ce que chaque fournisseur a réellement apporté.
Les règles de LinkedIn : ce que vous risquez
Le centre d’aide de LinkedIn est explicite : il n’autorise pas les logiciels tiers ni les extensions qui extraient des données, modifient l’apparence du site ou automatisent l’activité, et précise que les membres qui les utilisent s’exposent à une restriction de compte. Ses conditions d’utilisation, à l’article 8.2, listent les interdictions que ces outils enfreignent. LinkedIn ne publie aucune liste d’extensions tolérées, et la presse a rapporté en avril 2026 qu’il détectait les extensions installées dans le navigateur de ses membres, une pratique désormais contestée en justice.
Usage à moindre risque
- Un profil à la fois, ouvert par vous, à un rythme humain.
- Une extension qui interroge sa propre base plutôt que de lire des pages que vous n’avez pas ouvertes.
- Aucune visite, aucun message, aucune invitation automatique.
Usage à risque élevé
- L’export en masse de recherches ou de listes en quelques clics.
- Des outils qui parcourent les profils à votre place ou tournent en arrière-plan.
- Plusieurs extensions d’extraction installées en même temps sur le même compte.
Aucune extension n’est approuvée par LinkedIn. La question n’est pas de savoir s’il y a un risque, mais quelle part de risque votre usage crée.
RGPD : d’où viennent les numéros et ce que vous devez à la personne
Une extension ne vous décharge pas de vos propres obligations. Celui qui appelle est responsable de l’appel, et cela inclut de pouvoir dire d’où vient le numéro. Ce qui suit est une information générale, pas un conseil juridique.
Deux questions à poser à tout éditeur avant de déployer son extension dans une équipe : où les données sont-elles traitées et hébergées, et comment les personnes présentes dans la base sont-elles informées ? Une réponse claire, avec une politique de confidentialité et un accord de sous-traitance, est bon signe. Une réponse floue est un risque que vous portez.
Reste la question de ce que l’extension prend chez vous. Certains éditeurs enrichissent leur base avec ce que leurs propres utilisateurs leur transmettent : Lusha documente un programme communautaire, sur la base du volontariat, fondé sur les en-têtes et signatures d’e-mails. En pratique, lisez l’onglet « Confidentialité » de chaque extension dans le Chrome Web Store, qui liste les catégories de données collectées, ainsi que la politique de confidentialité de l’éditeur.
Pour les règles qui s’appliquent ensuite au moment d’appeler, notre vérificateur de conformité du démarchage donne les horaires, le consentement et les listes d’opposition pays par pays, et notre article sur le démarchage téléphonique sur portable détaille le cas des mobiles.
De l’extension à la liste d’appels
Une extension vous donne des numéros profil par profil. Les transformer en session d’appels demande cinq étapes courtes, et c’est en les sautant qu’on fait paraître mauvaise une bonne donnée.
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Exporter avec la source :
exportez depuis l’extension ou le CRM en gardant une colonne avec l’extension qui a fourni chaque numéro. Vous en aurez besoin pour la personne et pour votre propre comparaison. - 02
Valider le format :
passez la liste dans notre validateur de numéros de téléphone pour obtenir chaque numéro au format E.164 et repérer les numéros invalides et les doublons. - 03
Nettoyer le fichier :
si l’export sort avec des accents cassés, des séparateurs mélangés ou une colonne par outil, le nettoyeur de CSV le répare en expliquant chaque correction. - 04
Mettre les mobiles en tête :
notre détecteur de lignes directes classe chaque numéro en mobile, ligne directe ou standard, repère les numéros partagés entre plusieurs contacts et propose un ordre d’appel. - 05
Appeler au bon moment :
notre outil quand appeler vos prospects donne l’heure locale de chacun et les plages autorisées, pour composer la liste dans le bon ordre.
Comment choisir votre extension
La bonne extension est celle qui renvoie des mobiles justes sur vos cibles, à un coût tenable. Quatre questions tranchent plus vite que n’importe quel tableau.
Où sont vos prospects ?
- Surtout en France et en Europe
- Commencez par Kaspr ou Datagma, puis Cognism si le volume justifie un contrat
- Surtout en Amérique du Nord
- Commencez par Lusha ou Apollo, puis comparez avec ContactOut
Combien de profils par mois ?
- Moins de 30
- Les offres gratuites peuvent suffire : Lusha, Kaspr, Surfe, Datagma
- Plusieurs centaines
- Comparez le coût par mobile juste, ou envisagez une offre illimitée comme Swordfish
Où finissent les contacts ?
- Dans le CRM
- Surfe ou LeadIQ, construits autour de la synchronisation CRM
- Dans une séquence
- Apollo, qui réunit données et séquences
Quel risque acceptez-vous ?
- Minimal
- Un profil à la fois, un éditeur avec une politique de confidentialité et un accord de sous-traitance clairs
- Plus élevé
- Les outils d'export en masse, avec le risque de restriction LinkedIn qui va avec
Si vous hésitez entre fournisseurs plus largement, pas seulement entre extensions, notre quiz en huit questions recommande deux ou trois outils selon vos pays, vos cibles et votre budget. Et si vous n’avez besoin que de quelques numéros ce mois-ci, notre guide des numéros de téléphone B2B gratuits montre ce que chaque offre gratuite donne vraiment.
Les erreurs qui gaspillent le plus de crédits
Si vous cherchez une personne précise plutôt qu’une liste, les méthodes qui ne coûtent rien (site de l’entreprise, standard, LinkedIn, demander tout simplement) sont détaillées pas à pas dans trouver un numéro de portable avec un nom. Pour l’enrichissement à grande échelle, avec les taux de correspondance réels et un test sur 100 contacts, lisez notre guide de l’enrichissement de numéros B2B et notre comparatif des outils de waterfall enrichment. Notre panorama des outils de prospection LinkedIn couvre l’automatisation et les messages.
Comment Skipcall s’inscrit dans ce workflow
Skipcall est une solution de téléphonie : il n’a pas de base de contacts et ne crée pas de listes. Sa base contacts enrichit les numéros des contacts que vous avez déjà, importés d’un CSV ou synchronisés depuis votre CRM, avec des crédits. Une fois que votre extension a fait son travail, le parallel dialer appelle jusqu’à quatre numéros à la fois et ne vous connecte qu’aux prospects qui décrochent, et chaque appel enregistré est transcrit et résumé sur la fiche du contact.