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Avez-vous le droit d’appeler maintenant ?

Pays, particulier ou professionnel, date et heure : l’outil vérifie les horaires légaux, les jours fériés, le consentement, les listes d’opposition et la limite d’appels. Chaque règle avec son texte.

La loi, appel par appel

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Qui appelez-vous ?

Heure locale de la personne appelée (« Maintenant » : heure de Paris).

A-t-il consenti à être appelé par votre entreprise ?

Un acte positif clair, pour votre entreprise et ce que vous vendez, daté de moins d’un an, dont vous gardez la preuve.

Sans réponse compris. Hors cet appel.

Le verdict

Interdit

France

Au moins une règle s’oppose à cet appel.

Changer de jour ou d’heure ne suffit pas : levez d’abord les points bloquants.

Règles vérifiées en octobre 2026 sur les textes officiels.

Une information, pas un conseil juridique

L’outil applique les textes cités à votre description de l’appel. Il ne connaît ni votre fichier, ni votre secteur, ni la jurisprudence. En cas de doute, faites valider votre pratique par un juriste.

Prospectez à la bonne heure. Appelez vos prospects B2B depuis Skipcall, en power ou parallel dialer.

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Vos réponses ne quittent jamais votre navigateur. Aucun envoi, aucun stockage. Comment le vérifier

Ce qui a changé le 11 août 2026 : le consentement préalable

Depuis le 11 août 2026, il est interdit de démarcher par téléphone un consommateur qui n’a pas donné au préalable son consentement à être prospecté par ce moyen (art. L. 223-1 du Code de la consommation, réécrit par l’article 13 de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025). Le système d’opposition Bloctel a disparu avec ce changement : vérifier qu’un numéro n’est pas inscrit sur une liste ne suffit plus, c’est l’accord de la personne qui compte.

Ce consentement doit être libre, spécifique, éclairé, univoque, révocable et résulter d’un acte positif clair : une mention prérédigée acceptée sans accord exprès, ou la simple poursuite de la navigation sur un site, ne valent pas accord. Le décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026 en précise la forme (art. R. 223-1 à R. 223-3) : il nomme l’entreprise et ce qu’elle vend, vaut un an au plus sans jamais se reconduire tacitement, se retire à tout moment (même oralement), et sa preuve horodatée se conserve trois ans.

Deux exceptions : l’appel passé dans le cadre d’un contrat en cours et en rapport avec son objet, et la prospection pour des journaux, périodiques ou magazines (art. L. 223-5). À l’inverse, le démarchage des consommateurs pour la rénovation énergétique, les énergies renouvelables ou l’adaptation du logement reste interdit, même avec consentement, hors contrat en cours. La sanction : jusqu’à 75 000 € d’amende pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale (art. L. 242-16), et la nullité du contrat conclu.

Les horaires du démarchage téléphonique en France

Quand l’appel est permis, il ne peut avoir lieu que du lundi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h, à l’heure du fuseau de la personne appelée (art. D. 223-9 du Code de la consommation). Jamais le samedi, le dimanche ni un jour férié de l’art. L. 3133-1 du Code du travail : 1er janvier, lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre et 25 décembre. L’outil les calcule pour l’année de votre appel.

Une seule dérogation : le consommateur peut accepter explicitement d’être appelé à une date et à un horaire précis, hors de ces plages, si vous pouvez le prouver. Le Vendredi saint et le 26 décembre, chômés en Alsace-Moselle, ne figurent pas dans la liste à laquelle renvoie le décret : l’outil les signale sans les bloquer.

Combien de fois peut-on appeler le même prospect ?

Un même professionnel ne peut pas démarcher ni tenter de démarcher un même consommateur plus de quatre fois sur trente jours calendaires (art. D. 223-9, deuxième alinéa). Les appels sans réponse comptent, et la limite vaut aussi quand un prestataire appelle pour vous.

L’ancienne règle des soixante jours d’attente après un refus a disparu avec la réforme : un refus vaut désormais retrait du consentement, et plus aucun appel de prospection n’est permis tant que la personne n’a pas de nouveau consenti.

Démarchage B2B : ce qui s’applique vraiment

Le consentement préalable, les plages horaires et la limite de quatre appels protègent le consommateur, c’est-à-dire la personne physique qui agit hors de son activité professionnelle (article liminaire du Code de la consommation). Appeler une entreprise sur sa ligne professionnelle pour parler de son activité n’en relève pas.

Le RGPD, lui, s’applique : l’appel peut reposer sur l’intérêt légitime si l’offre a un rapport avec la fonction de la personne, qui doit être informée et pouvoir s’opposer, sans justification, à toute nouvelle sollicitation (art. 21 du RGPD).

La zone grise, ce sont les indépendants : un artisan, un auto-entrepreneur ou un professionnel libéral appelé sur son portable personnel, ou pour un sujet sans lien avec son métier, est protégé comme un particulier. Dans le doute, l’outil applique les règles « particulier ». Beaucoup d’équipes reprennent aussi les plages 10 h-13 h et 14 h-20 h en B2B, par prudence.

Hors de France : opt-in, listes d’opposition et horaires

L’Allemagne, les Pays-Bas et le Portugal exigent un consentement préalable pour appeler un particulier ; aux Pays-Bas, même vos clients actuels ou anciens depuis le 1er juillet 2026. La Belgique, l’Italie, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada fonctionnent par opposition : on peut appeler tant que le numéro n’est pas inscrit sur la liste du pays, consultée récemment. L’Espagne demande un consentement ou un intérêt légitime strict, et la consultation de la Lista Robinson sans consentement.

Peu de pays fixent des horaires dans la loi : la France, l’Espagne (lundi-vendredi 9 h-21 h), les États-Unis (8 h-21 h, plus strict dans certains États) et le Canada (9 h-21 h 30 en semaine, 10 h-18 h le week-end). Ailleurs, des codes de conduite en proposent, sans force de loi. Le tableau ci-dessous résume les règles vérifiées.

Les règles du démarchage téléphonique par pays

Appels de prospection passés par une personne vers un particulier, sauf colonne B2B. Vérifié en octobre 2026.

PaysRégimeListe d’oppositionHoraires légauxFréquenceB2B
France Consentement préalable (opt-in) depuis le 11 août 2026 Bloctel supprimé : la consulter ne suffit plus Lun.-ven. 10 h-13 h et 14 h-20 h, jamais un jour férié 4 tentatives max. par 30 jours Hors Code de la consommation ; RGPD (intérêt légitime, droit d’opposition)
Belgique Opposition (opt-out) « Ne m’appelez plus ! », à consulter avant d’appeler Aucune plage fixée par un texte Aucune limite chiffrée trouvée Le texte ne distingue pas particuliers et entreprises (déduit)
Espagne Consentement ou intérêt légitime strict (depuis le 29 juin 2023) Lista Robinson, à consulter sans consentement Lun.-ven. 9 h-21 h, jamais le week-end ni un jour férié Aucune limite chiffrée ; refus appliqué immédiatement Horaires réservés aux consommateurs ; contacts pro : intérêt légitime présumé
Portugal Consentement préalable pour les personnes physiques Liste de la DGC pour les sociétés, mise à jour chaque mois Aucune plage fixée par un texte Aucune limite chiffrée trouvée Sociétés en opt-out ; indépendants en opt-in
Italie Opposition (opt-out) Registro pubblico delle opposizioni, consultation valable 15 jours Aucune dans la loi ; code de conduite des adhérents : 9 h-20 h en semaine Aucune limite chiffrée trouvée Le registre couvre aussi les numéros d’entreprise
Allemagne Consentement exprès préalable (opt-in) Aucune liste : le consentement fait foi Aucune plage fixée par un texte Aucune limite chiffrée trouvée Consentement au moins présumé (mutmaßliche Einwilligung)
Pays-Bas Consentement préalable ; plus d’exception client depuis le 1er juillet 2026 Bel-me-niet supprimé en 2021 Aucune dans la loi ; code du secteur : 9 h-22 h en semaine Aucune limite chiffrée ; opposition proposée à chaque appel Sociétés hors du texte (déduit) ; indépendants en opt-in
Royaume-Uni Opposition (opt-out) TPS (particuliers) et CTPS (entreprises) Aucune plage fixée par un texte Aucune limite chiffrée ; un appel non abouti compte depuis février 2026 CTPS ; entrepreneurs individuels traités comme des particuliers
États-Unis Opposition (opt-out), règles fédérales et d’État National Do Not Call Registry, version de 31 jours max. 8 h-21 h heure locale (fédéral), plus strict dans certains États Aucune limite fédérale ; 3 appels par 24 h en Floride, Oklahoma, Maryland Exemptés de la TSR ; numéros pro hors registre national
Canada Opposition (opt-out) LNNTE, version de 31 jours max. Lun.-ven. 9 h-21 h 30, week-end 10 h-18 h Aucune limite chiffrée ; liste interne sous 14 jours Exemptés de la LNNTE, mais horaires et liste interne s’appliquent

Résumé simplifié : le détail, les exceptions et les textes s’affichent dans l’outil, pays par pays.

Pour aller plus loin

Les outils et guides qui complètent ce vérificateur.

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Le test le plus simple : une fois la page chargée, coupez votre connexion puis changez vos réponses. Le verdict continue de se mettre à jour. Les outils de mesure d’audience du site ne reçoivent pas le contenu de vos champs : la zone de l’outil est exclue de l’enregistrement des sessions.

Un agenda rempli de rendez-vous commence par un appel.

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Questions fréquentes sur le démarchage téléphonique

En France, vers un particulier : du lundi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h, à l’heure de la personne appelée, jamais le week-end ni un jour férié (art. D. 223-9 du Code de la consommation, rédaction du décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026). Ces plages ne s’appliquent qu’aux appels déjà permis, c’est-à-dire avec un consentement préalable ou dans le cadre d’un contrat en cours.
Vers les particuliers, il est interdit sans leur consentement préalable : c’est la règle de l’art. L. 223-1 du Code de la consommation, réécrit par la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025. Restent possibles l’appel lié à un contrat en cours et la prospection pour la presse. Entre professionnels, le démarchage n’est pas interdit.
Non. Le décret n° 2026-662 a abrogé les articles qui organisaient la liste d’opposition Bloctel. Comme le démarchage des consommateurs exige désormais leur accord préalable, consulter une liste d’opposition ne protège plus l’entreprise : il faut pouvoir prouver le consentement.
Le consentement préalable, les horaires et la limite de quatre appels visent les consommateurs. Un appel à une entreprise, sur sa ligne professionnelle et pour son activité, relève du RGPD : intérêt légitime, information de la personne et respect de son opposition. Attention aux indépendants joints sur leur numéro personnel : ils sont protégés comme des particuliers.
Vers un particulier en France, quatre fois au plus sur trente jours calendaires, tentatives sans réponse comprises (art. D. 223-9). La limite vaut même quand la personne a consenti ou a accepté un horaire précis. En B2B, aucune limite chiffrée, mais une opposition s’applique immédiatement.
Pas vers un particulier en France : le samedi, le dimanche et les jours fériés sont exclus, sauf si la personne a accepté explicitement d’être appelée à cette date et à cette heure précises. En Espagne non plus. Aux États-Unis et au Canada, le samedi est permis aux horaires prévus.
En France, une amende administrative jusqu’à 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale (art. L. 242-16 du Code de la consommation), et la nullité de tout contrat conclu à la suite de l’appel. Le professionnel qui a profité d’un démarchage irrégulier est présumé responsable, même quand un prestataire a passé les appels, sauf à démontrer qu’il n’est pas à l’origine de la violation.
Non. Il applique les textes cités à votre description de l’appel et affiche chaque source, avec la date de vérification. Il ne connaît ni votre fichier, ni votre secteur, ni la jurisprudence : faites valider votre pratique par un juriste en cas de doute.