Simulateur de remise
Une remise de 10 % ne coûte pas 10 % de votre marge. Entrez votre prix, votre coût et la remise : la marge perdue, le volume à vendre en plus pour la compenser, et ce que donne une hausse de prix.
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Vos chiffres
Exemple modifiable, les résultats suivent la saisie.
Prix et marge
Par unité vendue, hors taxes.
Le prix habituel, avant la remise envisagée.
Ce que coûte une unité vendue : achat, production, livraison, licence…
Taux de marque 40 % · taux de marge 66,7 % · coût 60 €
La remise
En pourcentage du prix ou en montant.
Raccourcis
Vos ventes
Pour chiffrer la perte et le volume à trouver.
Unités, licences ou contrats vendus aujourd’hui sur un mois.
Pour connaître la remise maximale que ce surcroît de ventes paie.
Tous les montants sont hors taxes.
Résultats mis à jour : 33,3 % ventes en plus nécessaires.
Pour garder la même marge
Ventes en plus nécessaires
+33,3 %
134 ventes par mois au lieu de 100, soit 34 de plus.
Marge perdue à volume égal
−1 000 €
Marge brute mensuelle : 4 000 € avant, 3 000 € après.
Ce que disent vos chiffres
- Une remise de 10 % du prix vous coûte 25 % de votre marge unitaire : elle passe de 40 € à 30 €.
- Pour finir le mois avec la même marge brute, il faut 34 ventes de plus (33,3 %), soit 134 au total.
- Au volume d’équilibre, le chiffre d’affaires mensuel serait de 12 000 € contre 10 000 € aujourd’hui : la remise fait monter le chiffre d’affaires sans rien rapporter de plus.
- Si la remise vous apporte 15 % de ventes en plus, la remise maximale qui reste rentable est de 5,2 %.
- Votre remise (10 %) dépasse ce seuil de 5,2 % : avec les ventes en plus attendues, vous perdez de la marge.
Avant et après
| Avant et après | Avant | Avec la remise |
|---|---|---|
| Prix de vente HT | 100 € | 90 € |
| Marge unitaire | 40 € | 30 € |
| Taux de marque | 40 % | 33,3 % |
| Taux de marge | 66,7 % | 50 % |
| Chiffre d’affaires / mois | 10 000 € | 9 000 € |
| Marge brute / mois | 4 000 € | 3 000 € |
À volume égal. Taux de marque = marge ÷ prix ; taux de marge = marge ÷ coût. Tous les montants sont hors taxes.
Le calcul, pas à pas
Hausse de volume nécessaire = remise ÷ (taux de marque − remise).
Pour chaque vente, la marge passe de m à m − r (en part du prix d’origine). Pour garder la même marge totale, le volume doit être multiplié par m ÷ (m − r).
- Taux de marque m
- 40 € ÷ 100 € = 40 %
- Remise r
- 10 %
- Ventes en plus
- 10 % ÷ (40 % − 10 %) = 33,3 %
- Volume d’équilibre
- 100 × 40 ÷ 30 = 133,3
Ventes en plus nécessaires, selon la remise et la marge
Chaque case : la hausse de volume qui garde la même marge brute totale. Votre cas est encadré.
| Taux de marque ↓ Remise → | 5 % | 10 % | 15 % | 20 % | 25 % | 30 % |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 10 % | +100 % | impossible | impossible | impossible | impossible | impossible |
| 20 % | +33 % | +100 % | +300 % | impossible | impossible | impossible |
| 30 % | +20 % | +50 % | +100 % | +200 % | +500 % | impossible |
| 40 % | +14 % | +33 % (vous) | +60 % | +100 % | +167 % | +300 % |
| 50 % | +11 % | +25 % | +43 % | +67 % | +100 % | +150 % |
| 60 % | +9,1 % | +20 % | +33 % | +50 % | +71 % | +100 % |
| 70 % | +7,7 % | +17 % | +27 % | +40 % | +56 % | +75 % |
| 80 % | +6,7 % | +14 % | +23 % | +33 % | +45 % | +60 % |
jusqu’à 25 %de 25 à 100 %plus de 100 %impossible
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Le lien n’est construit qu’au clic et contient vos hypothèses, rien d’autre : l’adresse de la page reste vierge pendant la saisie. Le résumé est prêt pour un e-mail ou un message à votre équipe.
Aperçu du résumé
Remise de 10 % (prix HT 100 € → 90 €, taux de marque 40 %) • Marge perdue à volume égal : 1 000 € par mois • Pour garder la même marge : 134 ventes par mois au lieu de 100 (33,3 %) Détail et hypothèses : …
34 ventes de plus par mois, ce sont des conversations en plus. Skipcall compose jusqu’à quatre numéros en parallèle et enchaîne les appels sans temps mort : plus de prospects joints, sans toucher à votre prix.
Créer un compteVos prix et vos marges ne quittent jamais votre navigateur. L’outil n’envoie rien et ne stocke rien. Comment le vérifier
Pourquoi une petite remise coûte cher en marge
Une remise se calcule sur le prix, mais elle se paie sur la marge. Prenons un produit vendu 100 € HT qui coûte 60 € : la marge unitaire est de 40 €, le taux de marque de 40 %. Une remise de 10 % ramène le prix à 90 €, et la marge à 30 €. Le client voit 10 % ; votre marge, elle, a perdu 25 %, parce que les 10 € de remise sortent intégralement des 40 € de marge.
Pour retrouver la même marge brute totale, il faut donc vendre davantage. Avant la remise, 100 ventes rapportaient 4 000 € de marge ; à 30 € par vente, il en faut 134 (133,3 exactement) pour retrouver ces 4 000 €. La formule générale : hausse de volume nécessaire = r ÷ (m − r), où r est la remise et m le taux de marque, tous deux en pourcentage du prix. Ici, 10 % ÷ (40 % − 10 %) = 33,3 %.
Le résultat surprend souvent, et c’est le but du tableau croisé de l’outil : plus la marge est faible, plus la même remise est chère. À 20 % de marque, une remise de 10 % demande de doubler les ventes ; à 70 %, 17 % de ventes en plus suffisent. Et dès que la remise atteint le taux de marque, aucun volume ne la compense : chaque vente rapporte zéro, ou fait perdre de l’argent.
Taux de marge ou taux de marque : la confusion qui fausse le calcul
Les deux taux partent de la même marge, mais pas du même dénominateur. Le taux de marque rapporte la marge au prix de vente HT : 40 € ÷ 100 € = 40 %. Le taux de marge la rapporte au coût de revient : 40 € ÷ 60 € = 66,7 %. Le premier est celui des commerciaux et des remises, puisqu’une remise s’exprime en part du prix ; le second est celui des acheteurs et de la fixation des prix à partir du coût (le « coefficient » de la distribution).
Pour passer de l’un à l’autre : taux de marque = taux de marge ÷ (1 + taux de marge), et taux de marge = taux de marque ÷ (1 − taux de marque). Un taux de marge de 100 % correspond à un taux de marque de 50 %, pas de 100 %. Mettre le taux de marge dans la formule de la remise donne un résultat faux et rassurant : avec 66,7 % au lieu de 40 %, on trouverait 17,6 % de ventes en plus au lieu de 33,3 %.
C’est pourquoi l’outil accepte les trois saisies (coût, taux de marque, taux de marge) et affiche toujours les deux taux côte à côte, avec le coût qu’ils supposent. Si vous ne savez pas lequel vous avez, partez du coût : c’est la seule saisie sans ambiguïté.
Le calcul inverse : ce qu’une hausse de prix vous permet de perdre
La même logique joue en sens inverse, et elle est moins connue. Une hausse de prix de h augmente la marge unitaire de h (en part du prix d’origine) : vous pouvez donc perdre une partie de vos ventes sans perdre de marge brute. La part tolérable est h ÷ (m + h). Avec 40 % de marque, une hausse de 5 % reste rentable tant que vous perdez moins de 11,1 % de vos ventes.
L’asymétrie est frappante : à 40 % de marque, 10 % de remise exigent 33,3 % de ventes en plus, alors que 10 % de hausse en tolèrent 20 % de moins. Avant d’accorder une remise pour gagner du volume, il est souvent utile de se demander ce qu’une hausse ferait perdre, et à qui. Le sélecteur « Une hausse de prix » de l’outil fait ce calcul avec vos chiffres.
Remise sur un abonnement : premier mois, trois mois, paiement annuel
Pour un logiciel ou tout autre abonnement, la remise est souvent limitée dans le temps : premier mois offert, 50 % pendant trois mois, deux mois offerts en paiement annuel. Elle ne pèse alors que sur une partie de la vie du client. Sur une durée de vie de L mois, une remise r pendant d mois équivaut à une remise permanente de r × d ÷ L : 50 % pendant 3 mois sur 24 mois d’abonnement font 6,25 %.
Deux mois offerts sur un engagement annuel représentent 2 ÷ 12 = 16,7 % de remise sur l’année. Le paiement annuel d’avance apporte en échange de la trésorerie et un engagement plus long, que ce simulateur ne valorise pas : il compare les marges, pas les flux de trésorerie ni la rétention. Cochez l’option abonnement de l’outil pour voir la remise équivalente et la marge perdue par client.
Une précaution : si la remise fait passer le prix sous votre coût pendant les mois remisés, chaque nouveau client est servi à perte au début, et la remise ne se rembourse que s’il reste. Plus la durée de vie est incertaine, plus une remise courte et forte est risquée.
Avant d’accorder une remise : les contreparties à demander
Une remise n’est pas forcément une erreur ; une remise sans contrepartie en est souvent une. Voici ce qu’on peut demander en échange, ou proposer à la place.
-
Un engagement plus long
Une remise contre un contrat de 12 ou 24 mois au lieu d’un mois renouvelable : la marge perdue par mois est compensée par la durée.
-
Le paiement d’avance
Deux mois offerts contre un paiement annuel : vous encaissez tout de suite, et le client s’engage sur l’année.
-
Un volume ferme
Une remise par paliers de quantité, réellement commandée, plutôt qu’une remise sur une promesse de volume.
-
Un périmètre réduit
Baisser le prix en retirant une option, un service ou un niveau de support : la marge reste intacte sur ce qui est vendu.
-
Une contrepartie non monétaire
Un témoignage, une étude de cas, une recommandation, une signature avant une date : ce qui a de la valeur pour vous sans coûter de marge.
-
Un geste qui coûte peu
Un accompagnement au démarrage, une formation, un délai de paiement : la valeur perçue est souvent plus élevée que leur coût réel.
Les erreurs classiques sur les remises
-
Raisonner en chiffre d’affaires
Une remise qui fait monter les ventes fait monter le chiffre d’affaires, et peut quand même faire baisser la marge. Le bon critère est la marge brute totale, pas le chiffre d’affaires.
-
Confondre taux de marge et taux de marque
Le taux de marge est toujours plus élevé que le taux de marque. Le mettre dans la formule fait paraître la remise deux fois moins chère qu’elle n’est.
-
Additionner les remises
Deux remises successives de 10 % ne font pas 20 % mais 19 % (0,9 × 0,9 = 0,81). L’inverse piège aussi : une remise de 10 % suivie d’une hausse de 10 % ne ramène pas au prix d’origine (99 %).
-
Une remise sans date de fin
Une remise « exceptionnelle » reconduite devient le nouveau prix. Fixez une durée, et écrivez-la dans la proposition.
-
Céder avant l’objection
Proposer une remise avant que le prospect ne parle de prix, c’est payer pour une objection qui n’existait peut-être pas. Qualifiez d’abord, chiffrez la valeur ensuite.
Pour aller plus loin
Les outils et les articles qui prolongent ce calcul.
- Calculateur de coût par rendez-vous Ce que coûte un rendez-vous tenu en salaires, outils et données : de quoi savoir ce que chaque vente remisée doit rembourser.
- Calculateur LTV/CAC Une remise baisse la valeur d’un client : vérifiez ce qu’il reste du ratio entre sa valeur et son coût d’acquisition.
- Combien d’appels pour atteindre votre objectif ? Vous savez combien de ventes il faut en plus : traduisez-les en appels et en heures, mode par mode.
- Le Challenger Sale Traiter le prix comme une conversation de valeur, sans céder à la première demande de remise.
- Objections en prospection SaaS B2B Douze objections, dont celles sur le prix et le budget, et comment y répondre sans brader.
- Tous les outils gratuits Calculateurs, validateur de numéros, test VoIP et les autres.
Comment vérifier que vos prix ne quittent pas votre navigateur
Le calcul est fait par du code qui s’exécute dans votre navigateur : vos prix, vos coûts et vos volumes ne sont envoyés ni à Skipcall ni à personne. L’outil ne stocke rien, pas même dans la mémoire locale du navigateur. L’adresse de la page reste vierge pendant la saisie : le lien de partage, qui contient vos hypothèses, n’est construit qu’au moment où vous cliquez sur « copier ».
Le test le plus simple : une fois la page chargée, coupez votre connexion puis modifiez une valeur. Les résultats continuent de se recalculer, puisqu’ils n’ont besoin d’aucun serveur.
Dans l’onglet Réseau de votre navigateur, vous verrez passer les outils de mesure d’audience du site, comme sur toutes nos pages. Aucun ne reçoit le contenu de vos champs : la zone de l’outil est exclue de l’enregistrement des sessions, et seuls les clics sur « copier » et le changement entre remise et hausse sont comptés, sans leur contenu.
Un agenda rempli de rendez-vous commence par un appel.
Sans engagement · Numéro actif en 2 minutes