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Calculateur LTV / CAC

Votre revenu par client, votre marge, votre churn et votre coût d’acquisition : la valeur vie client, le ratio LTV/CAC, le délai de retour et un verdict, avec les leviers qui le font bouger.

Savoir si chaque client vous enrichit

Vos chiffres

Les résultats se recalculent à chaque modification

DevisePour l’affichage uniquement, aucune conversion.
Votre modèle de revenu

Un revenu chaque mois tant que le client reste : SaaS, services récurrents, contrats mensuels.

Revenu et marge

Ce qu’un client rapporte, et combien de temps.

Hypothèse modifiable
€ / mois

Chiffre d’affaires récurrent mensuel divisé par le nombre de clients payants.

Hypothèse modifiable
%

Revenu moins les coûts directs de service (hébergement, support, livraison, frais de paiement).

Hypothèse modifiable
% / mois

Soit 21,5 % par an (calcul composé, pas ×12).

La part des clients qui partent sur la période.

Coût d’acquisition (CAC)

Ce que coûte un nouveau client.

Hypothèse modifiable
€
Ce que couvre le CAC

Toutes les dépenses d’acquisition : média, salaires, outils, prestataires.

Options de calcul

Pour une LTV plus prudente.

Résultats mis à jour : ratio LTV/CAC 3,8:1.

Vos résultats

Par client, en marge brute

Ratio LTV/CAC

3,8:1

Un ratio sain

Délai de retour

13,3 mois

Mois de marge pour rembourser le CAC

LTV (valeur vie client)

11 250 €

Durée de vie moyenne : 50 mois
15 000 € de chiffre d’affaires

CAC

3 000 €

Complet

Où se situe votre ratio

Repères couramment cités : 1:1, 3:1 et 5:1.

1:13:15:1
PerteFragileSainSous-investi ?

Verdict

Un ratio sain

Vous êtes dans la zone couramment citée comme saine, entre 3:1 et 5:1. Gardez un œil sur le délai de retour : un bon ratio ne dit pas quand l’argent revient.

  • Le CAC est remboursé en 13,3 mois de marge : au-delà du repère de 12 mois, votre croissance consomme de la trésorerie.
  • En comptant les départs, une cohorte de clients rembourse son CAC en 15,4 mois. D’ici le délai de retour, 24 % des clients sont déjà partis.
  • Pour tenir 3:1, votre CAC ne devrait pas dépasser 3 750 €.
  • Chaque client dégage 8 250 € de marge sur sa vie, CAC déduit.
  • Levier le plus puissant ici : churn −1 point, +100 % sur le ratio.

Repères 3:1 et 12 mois : proposés par David Skok (« SaaS Metrics 2.0 ») et largement repris. Ce sont des repères, pas des règles.

Quand l’argent revient

Marge cumulée d’un client moyen, départs compris, face à son CAC.

09182736CAC 3 000 €
Marge cumuléeCACMois

Retour atteint au mois 16

Ce qui ferait bouger le ratio

Un levier à la fois, toutes choses égales par ailleurs.

LevierLTVRatioRetour
Aujourd’hui11 250 €3,8:113,3 mois
Churn −1 point2 % → 1 %22 500 €7,5:1+100 %13,3 mois
Panier +10 %300 € → 330 €12 375 €4,1:1+10 %12,1 mois
Marge +5 points75 % → 80 %12 000 €4:1+7 %12,5 mois
CAC −10 %3 000 € → 2 700 €11 250 €4,2:1+11 %12 mois

Le détail du calcul

Vos chiffres, dans les formules.

  1. Churn : 2 % par mois, soit 21,5 % par an. Conversion composée : annuel = 1 − (1 − mensuel)^12.
  2. LTV = ARPA × marge ÷ churn mensuel = 300 € × 75 % ÷ 2 % = 11 250 €
  3. Ratio = LTV ÷ CAC = 11 250 € ÷ 3 000 € = 3,8:1
  4. Délai de retour = CAC ÷ marge mensuelle par client = 3 000 € ÷ 225 € = 13,3 mois

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Aperçu du résumé

LTV / CAC (abonnement)
LTV : 11 250 € de marge brute par client
CAC : 3 000 €
Ratio LTV/CAC : 3,8:1
Délai de retour : 13,3 mois
Verdict : Un ratio sain

Le détail et les hypothèses : …

Baissez le CAC côté prospection. Le temps commercial pèse lourd dans le CAC. Skipcall compose jusqu’à quatre numéros en parallèle et enchaîne les appels sans temps mort : plus de conversations dans la même heure.

Vos chiffres ne quittent jamais votre navigateur. L’outil n’envoie rien et ne stocke rien. Comment le vérifier

3,8:1 · 13,3 mois

Ratio LTV/CAC · Délai de retour

LTV, CAC et ratio LTV/CAC : de quoi parle-t-on ?

La LTV (lifetime value, ou valeur vie client) est ce qu’un client rapporte à l’entreprise sur toute la durée de la relation. Pour juger une rentabilité, on la calcule en marge brute plutôt qu’en chiffre d’affaires : un client qui paie 300 € par mois mais coûte 75 € à servir ne laisse que 225 € pour rembourser son acquisition et financer le reste de l’entreprise.

Le CAC (customer acquisition cost, ou coût d’acquisition client) est ce qu’il a fallu dépenser pour signer un nouveau client : publicité, salaires des équipes marketing et ventes, outils, prestataires, divisés par le nombre de nouveaux clients de la même période.

Le ratio LTV/CAC rapproche les deux : il dit combien chaque euro dépensé en acquisition rapporte de marge sur la vie du client. À 3:1, un client qui a coûté 1 000 € en rapporte 3 000 € de marge. Sous 1:1, l’entreprise perd de l’argent sur chaque client, et accélérer la croissance accélère les pertes.

Les formules, modèle par modèle

En abonnement, la formule courante est LTV = ARPA × marge brute ÷ churn mensuel. Elle repose sur une idée simple : avec un churn mensuel de 2 %, un client reste en moyenne 1 ÷ 0,02 = 50 mois. Avec un ARPA de 300 € et une marge de 75 %, la LTV vaut 225 € × 50 = 11 250 €. Le calculateur fait exactement ce calcul, comme la somme des marges mensuelles pondérées par la probabilité que le client soit encore là.

En achats répétés, on ne parle pas d’abonnement mais de commandes : LTV = panier moyen × marge × nombre d’achats par an × durée de vie en années. Un panier de 80 € à 50 % de marge, quatre fois par an pendant trois ans, donne 480 € de marge par client.

Le churn se saisit par mois ou par an, et la conversion n’est pas une division par 12. Un churn de 5 % par mois laisse 95 % des clients chaque mois, soit 0,95 à la puissance 12 = 54 % au bout d’un an : le churn annuel est de 46 %, pas de 60 %. Dans l’autre sens, 20 % par an font 1,84 % par mois, pas 1,67 %. Le calculateur affiche l’équivalent à côté de votre saisie.

Deux options rendent la LTV plus prudente. Le plafond de durée arrête le calcul à un horizon donné : utile quand le churn est faible et que la formule promet des clients pour vingt ans. L’actualisation tient compte du fait qu’une marge encaissée dans trois ans vaut moins qu’aujourd’hui : on applique un taux annuel, converti en taux mensuel composé.

Le délai de retour (CAC payback), l’autre moitié de la réponse

Le ratio dit si un client est rentable ; le délai de retour dit quand. Il se calcule comme le CAC divisé par la marge brute mensuelle d’un client : avec un CAC de 3 000 € et 225 € de marge par mois, il faut un peu plus de 13 mois pour rentrer dans ses frais. Pendant ce temps, l’entreprise a avancé l’argent.

C’est pour cela qu’un excellent ratio peut cacher un problème de trésorerie : un client qui rapporte cinq fois son coût, mais en cinq ans, oblige à financer chaque nouvelle signature pendant des années. Plus la croissance est rapide, plus le besoin de trésorerie est grand.

Le calculateur ajoute deux lectures que la formule simple ignore. La première tient compte des départs : une partie des clients part avant d’avoir remboursé son CAC, si bien que la cohorte met plus longtemps à rentrer dans ses frais, ou n’y arrive jamais. La seconde affiche la part des clients déjà partis au moment du délai de retour.

Lire le ratio : des repères, pas des lois

Les repères les plus cités viennent du SaaS : un ratio LTV/CAC d’au moins 3:1 et un délai de retour de moins de 12 mois. Ils ont été proposés par David Skok dans « SaaS Metrics 2.0 » et largement repris depuis. Un ratio au-delà de 5:1 est souvent lu comme le signe qu’on pourrait investir davantage en acquisition : c’est un repère courant, sans source unique.

Ces seuils ne sont pas des moyennes de marché et ne s’appliquent pas tels quels à tous les modèles. Une entreprise financée par de la dette ou des fonds propres peut accepter un délai plus long ; un commerce en achats répétés encaisse souvent une partie du CAC dès la première commande. Le chiffre le plus utile reste votre propre ratio, suivi d’un trimestre à l’autre et par canal d’acquisition.

Comment mesurer chaque terme

Le calcul vaut ce que valent ses entrées. Prenez des périodes cohérentes entre elles, un trimestre de préférence, et les mêmes clients pour chaque chiffre.

  1. 1

    L’ARPA ou le panier moyen

    En abonnement, divisez le revenu récurrent mensuel par le nombre de clients payants, hors clients en essai gratuit. En achats répétés, divisez le chiffre d’affaires hors taxes par le nombre de commandes, puis comptez combien de commandes passe un client par an.

  2. 2

    La marge brute

    Retirez du revenu les coûts directement liés au service : hébergement, support, livraison, frais de paiement, licences tierces revendues. N’y mettez pas le marketing ni les ventes : ils sont déjà dans le CAC.

  3. 3

    Le churn

    Divisez le nombre de clients perdus sur le mois par le nombre de clients au début du mois. Faites-le sur plusieurs mois et par cohorte : le churn des premiers mois est souvent plus élevé que celui des clients installés. Si vous perdez des clients mais que les autres achètent davantage, ce calculateur ne compte pas cette expansion : votre LTV réelle sera plus haute.

  4. 4

    Le CAC

    Additionnez toutes les dépenses d’acquisition de la période : média, salaires chargés des équipes marketing et ventes, outils, prestataires, commissions. Divisez par les nouveaux clients de la même période. Si votre cycle de vente est long, décalez la période des dépenses de la durée du cycle.

Comment améliorer chaque terme

Le tableau des leviers de l’outil montre lequel pèse le plus pour vous. Voici ce qu’on actionne, concrètement, derrière chacun.

  • Réduire le churn

    Le levier le plus puissant en abonnement, parce qu’il agit sur la durée de vie. Mieux qualifier en amont (un client mal ciblé part vite), soigner les premières semaines d’utilisation, repérer les comptes qui décrochent avant qu’ils ne résilient.

  • Augmenter le revenu par client

    Revoir les prix, proposer une offre supérieure, facturer à l’année, vendre des options. En achats répétés, jouer sur le panier (lots, seuils de livraison) et sur la fréquence (réassort, relances au bon moment).

  • Améliorer la marge brute

    Renégocier l’hébergement ou la logistique, automatiser le support de premier niveau, cesser de servir à perte les clients les plus coûteux.

  • Baisser le CAC

    Couper les canaux qui coûtent plus qu’ils ne rapportent, améliorer la conversion à chaque étape de l’entonnoir, et rendre le temps commercial plus productif. En prospection téléphonique, le coût par rendez-vous est une brique directe du CAC : plus de conversations dans la même heure le fait baisser sans toucher aux salaires.

Les erreurs qui faussent le ratio

  • Calculer la LTV en chiffre d’affaires

    Un ratio calculé sur le chiffre d’affaires est gonflé d’autant que la marge est faible. À 40 % de marge, il paraît 2,5 fois meilleur qu’il ne l’est. Comparez toujours une marge à un coût.

  • Diviser un churn annuel par 12

    La perte de clients se compose mois après mois. Diviser par 12 sous-estime le churn mensuel quand on part d’un chiffre annuel, et le surestime dans l’autre sens.

  • Ne compter que le média dans le CAC

    Le CAC média, publicité seule, est le plus flatteur. Les salaires des équipes marketing et ventes en sont souvent la plus grosse part. Le calculateur montre les deux pour que l’écart se voie.

  • Extrapoler un churn mesuré sur trois mois

    Sur une base jeune, le churn mesuré est peu fiable, et un churn très bas promet une LTV démesurée. Plafonnez la durée de vie tant que vous n’avez pas un an ou deux d’historique.

  • Mélanger les canaux

    Un ratio global peut cacher un canal très rentable et un canal à perte. Calculez-le aussi par canal : le CAC d’un client venu par recommandation n’a rien à voir avec celui d’un client acquis par publicité.

  • Oublier le délai de retour

    Un ratio de 4:1 avec un retour en 30 mois peut mettre la trésorerie en difficulté. Lisez toujours les deux chiffres ensemble.

Pour aller plus loin

Les outils et les articles qui détaillent une brique du CAC ou de la LTV.

Comment vérifier que vos chiffres ne quittent pas votre navigateur

Le calcul est effectué par du code qui s’exécute dans votre navigateur : votre chiffre d’affaires, votre marge et vos dépenses ne sont envoyés ni à Skipcall ni à personne. L’outil ne stocke rien, pas même dans la mémoire locale du navigateur. L’adresse de la page reste vierge pendant la saisie : le lien de partage n’est construit qu’au clic sur « copier le lien ».

Le test le plus simple : une fois la page chargée, coupez votre connexion puis modifiez une valeur. Les résultats continuent de se recalculer.

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Questions fréquentes

Calculez d’abord la LTV en marge brute : en abonnement, revenu mensuel par client × marge brute ÷ churn mensuel ; en achats répétés, panier × marge × achats par an × durée de vie. Divisez-la ensuite par le CAC, c’est-à-dire les dépenses d’acquisition d’une période divisées par les nouveaux clients de la même période. Une LTV de 9 000 € pour un CAC de 3 000 € donne un ratio de 3:1.
Le repère le plus cité est 3:1, proposé par David Skok pour le SaaS et repris largement depuis. Sous 1:1, chaque client fait perdre de l’argent. Au-delà de 5:1, un repère courant suggère qu’on pourrait investir davantage en acquisition. Ce sont des repères, pas des moyennes de marché : suivez surtout l’évolution de votre propre ratio.
Divisez le CAC par la marge brute mensuelle d’un client. Avec un CAC de 3 000 € et un client qui rapporte 225 € de marge par mois, le délai de retour est d’environ 13 mois. Le repère couramment cité en SaaS est de moins de 12 mois. Le calculateur donne aussi le délai en tenant compte des départs, plus long.
Pas en divisant par 12 : churn mensuel = 1 − (1 − churn annuel) puissance 1/12. Un churn annuel de 20 % correspond à 1,84 % par mois. Dans l’autre sens, churn annuel = 1 − (1 − churn mensuel) puissance 12 : 5 % par mois font 46 % par an, pas 60 %.
En marge brute pour la comparer au CAC. Le chiffre d’affaires ne dit pas ce qu’il reste une fois le client servi : comparer un chiffre d’affaires à un coût gonfle le ratio d’autant que la marge est faible. Le calculateur affiche la LTV en chiffre d’affaires à titre indicatif, mais le ratio est toujours calculé sur la marge.
La formule donne une durée de vie infinie, donc une LTV infinie, ce qui n’a pas de sens en pratique. Activez le plafond de durée de vie, par exemple 36 ou 60 mois, ou l’actualisation : le calculateur donne alors un chiffre fini et exploitable.
Le CAC média ne compte que l’achat d’espace publicitaire. Le CAC complet ajoute les salaires chargés des équipes marketing et ventes, les outils et les prestataires. Le premier sert à piloter une campagne, le second à juger la rentabilité de l’entreprise. Le ratio LTV/CAC se lit sur le CAC complet.
Parce qu’une marge encaissée dans plusieurs années vaut moins qu’une marge encaissée aujourd’hui : l’argent a un coût et un risque. L’actualisation applique un taux annuel, souvent proche du coût du capital de l’entreprise, et réduit d’autant plus la LTV que la durée de vie est longue.